• Oniris

    Oniris

    Second continent découvert par mes héros… mais ma toute première création d’un univers fantasy, il y a maintenant presque 10 ans! Au début, il n’avait absolument RIEN à voir avec les Terres Lacérées. Mais il y avait un peuple que j’avais spécialement élaboré pour cette histoire que je ne parvenais pas à abandonner: les Nephileims, démons pouvant lire dans les pensées, les modifier, prendre possession de l’esprit d’autrui, télékynésistes… Je tenais tellement à eux. Ils étaient réellement comme mes enfants. Le projet des Terres est si important pour moi que ne pas les y inclure aurait été douloureux et absurde… Seulement, je ne pouvais utiliser l’ensemble de ce peuple en raison du déséquilibre qui se serait produit avec les autres alors j’ai décidé d’intégrer un Oniris qui avait vieilli de plusieurs milliers d’années. Un monde dévasté et seulement un Nephileim encore en vie. Assez bizarrement, c’est grâce à lui que j’ai commencé à comprendre comment les Terres Lacérées pourraient fonctionner… En réalité Ereshkidal, dernier survivant de ce peuple, est la clef pour résoudre tous les mystères qui entourent les Terres.

    Concernant les noms inscrits sur la carte, il y a peu de références, ils sont pour la plupart inventés et basés sur des jeux de mots; seuls quelques uns sont issus du latin ou du gaélique, voire inspiré par les noms des runes. De plus, étant donné le temps qui s’est écoulé entre l’histoire originelle et celle des Terres Lacérées, Oniris a été profondément remodelée… Le nom du monde vient quant à lui de la racine grecque « óneiros » qui signifie « songe ». Ce monde apparaissait comme une terre idyllique, empreinte de magie et de mysticisme.

    Il est évidemment plus approprié de parler d’Oniris au passé. J’en ai fait dans les Terres Lacérées, un territoire de désolation où règne la haine et l’anarchie. Les peuples s’y sont entredéchirés, les guerres ont ravagé villes et royaumes. Tout cela à cause des manigances des Yeux Écarlates… Ils cherchaient à anéantir ce monde et son peuple le plus emblématique qui représentait une hérésie et un danger pour le reste des Terres… ou plus exactement un danger pour la vérité qu’ils avaient celée depuis des millénaires.

    Spoiler:
    Car Oniris est l’œuvre d’une femme (ou plutôt de deux mais l’histoire est compliquée et mérite d’être développée à part ;)); la reine atlante Damkina, qui avait voulu recréer en ces lieux une partie de l’utopie des Huit Royaumes.

    Panthéon d'Oniris

    Spoiler:
    Damkina se fit appeler Nephile et adorer comme une déesse. C’est grâce à sa magie et aux reliques des pouvoir de sa soeur, Evanaskia, qu’elle parvint à créer le peuple qui porte le titre de « Fils de Nephile »: les Nephileïms. Damkina donna également naissance, en hommage à sa sœur, à la « déesse » Taraka (nom d’un démon dans l’hindouisme), son opposée. Nephile est liée à l’araignée qui la représente, Taraka au serpent (comme Evanaskia l’était du temps des Atlantides). Taraka, habitée par un esprit conquérant atlante corrompu et fragilisée par une magie maudite par les vrais dieux, aura été à l’origine de plusieurs guerres qui ébranlèrent durement Oniris. La paix revint pourtant grâce aux efforts combinés de plusieurs peuples et ce monde vit de longs siècles dans une sérénité que personne ne connut jamais sur les Terres.

    A noter que la monnaie utilisée était le sesterce et qu’on parlait des mesures en centimètres, mètres et kilomètres dans ce monde…

    Cette sérénité et cette paix volèrent en éclat quand les Yeux Écarlates décidèrent de punir la déesse de ces terres. Ils détruisirent son œuvre, notamment en massacrant les Nephileïms. Privés de ceux qu’ils avaient nommés les Gardiens du Temps et considérés comme des arbitres équitables, les peuples d’Oniris basculèrent dans la décadence et la violence, menant ce monde à sa perte. Pour la secte, ces créatures étaient une aberration et il était inconcevable qu’une reine atlante ait survécu au châtiment de El, se fasse adorer telle une déesse et prétende donner naissance à un nouveau monde.

    Spoiler:
    De plus, les divinités apparaissant dans ce monde étaient elles-mêmes hors-la-loi puisqu’elles faisaient partie du Panthéon Noir; aussi les âmes des habitants d’Oniris ne revenaient-elles pas à Mardanh mais aux dieux et déesses du Xibalba, elles étaient littéralement hors du cycle de réincarnation des Terres Lacérées. Il semblerait qu’aujourd’hui, elles soient d’ailleurs toujours prisonnières de ce plan renégat.

    En partant d’une telle histoire, j’ai pu enfin concevoir les Terres Lacérées dans leur globalité et comprendre leurs mécanismes. Cela peut paraître étrange, mais je ne savais guère où j’allais avant de décider d’inclure Oniris dans leur scenario. Et à plus forte raison, ce sont les Nephileïms qui m’ont permis de mieux appréhender l’histoire de cet univers. Ces créatures reflètent ma passion pour les mythes bibliques. Ils sont évidemment directement inspirés des Nephilim du Livre d’Henoch. Le fait que leur nom s’orthographie « Nephileïm » est simplement un jeu de mot avec la néphile, une araignée, qui est le symbole de leur déesse. Comme les Nephilim antiques, ce sont des êtres honnis, ostracisés, nés d’une union improbable (que le dernier des leurs découvrira au fur et à mesure de ses aventures sur les Terres). Mais ils sont avant tout dotés d’une formidable puissance qui permet de contrebalancer celle d’autres peuples des Terres comme les Dacamas ou les Asuras. Ils sont aussi et peut-être avant tout, un lien entre le passé et le futur des Terres… tout comme ils sont le lien entre mes créations antérieures et le projet que je mène actuellement…


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