• Quelques explications sur « les Peuples du Berceau »

    Ouroboros et Chaos

    Comme il s’agit sans doute d’une des parties les plus complètes et riches en références, je vais vous présenter, de manière claire et concise, les références et les idées que j’ai développées lors de la création des peuples des Terres Lacérées.

    Il est bien entendu indéniable que j’ai là encore puisé dans les mythes du monde et l’imagination collective. J’ai tout à la fois joué sur des histoires intemporels, des clichés et essayé d’apporter de réelles nouveautés.

    Les Royaumes des Atlantides: Berceau de la civilisation
    De nombreux textes et essais New Age se sont réappropriés le mythe de l’Atlantide de Platon pour en faire le berceau supposé de l’humanité. On ne comptera pas non plus toutes les théories fondées sur les autres continents dits « engloutis », « mythiques » ou « perdus » ainsi que les tristement célèbres théories aryennes associées à Thulé ou l’Hyperborée. Néanmoins, j’ai lu énormément de documents sur ces sujets pour forger ma propre idée, mon propre concept de Civilisations du Berceau. J’ai ainsi décidé d’introduire, dans mon histoire, les huit royaumes de légende les plus emblématiques et de les réunir sous l’appellation « Atlantides » (d’ailleurs il serait plus correct de toujours parler des Atlantides et non pas de l’Atlantide, puisque l’île était, selon Platon, divisée en 8 royaumes gouvernés par Atlas et ses neuf frères). Ce chiffre 8, vous le constaterez rapidement, est omniprésent dans les Terres Lacérées…

    Le premier des Royaumes est évidemment Atlantis, j’ai gardé le nom grec de l’île qui me paraissait plus approprié et en est fait en quelque sorte le royaume dominant des Huit. Il s’agit d’une vision relativement classique, qui s’inspire même peut-être du mythe Valar de Tolkien. Je n’ai pas présenté les Atlantes comme corrompus ou décadents, mais comme des êtres tout à la fois parfaits (physiquement et mentalement) mais que cette perfection va amener à trop de curiosité. Cette curiosité n’est pas du tout liée à une volonté d’égaler ou de surpasser les dieux; il s’agit bel et bien de l’envie de comprendre le fonctionnement du monde. Il faudrait donc en un sens peut-être plus rapprocher cet épisode de l’histoire de Pandore… Par leurs recherches, les Atlantes vont ouvrir une boîte aux secrets interdits qui va précipiter leur chute et leur anéantissement.

    Vient ensuite Avalon, la très célèbre île du mythe arthurien. On dit que ce fut là qu’Arthur fut emmené après sa dernière bataille, là aussi que fut forgée Excalibur, là enfin que vivait Morgane. Présentée comme une île d’abondance, de beauté et de longue vie (un Shangri-La celtique ?), son nom ferait référence aux pommiers qui y pousseraient. En ce qui me concerne, j’ai décidé de rapprocher Avalon des Îles au nord du Monde de la mythologie celtique d’où seraient issus les Tuatha dé Danann qui débarquèrent ensuite en Irlande. Ces quatre îles, Falias, Gorias, Findias et Murias, représenteraient le Sidh, l’Autre Monde (à ne pas confondre avec un quelconque Au-delà), et seraient le lieu d’initiation de ces gens de la tribu de Dana. Je ne pense pas que ce soit totalement inconcevable; Avalon apparaît comme une île où le temps n’a pas de prise, source de magie et d’enchantement, un Autre Monde (puisque Arthur y est amené dans l’attente d’un hypothétique retour sur ses terres et afin que sa blessure mortelle ne lui soit pas fatale dans un lieu où le temps continuerait à s’écouler) et les 4 îles des Tuatha dé Danann sont effectivement un Autre Monde, un lieu de naissance de dieux connus pour leur grands pouvoirs de guérison, leur sagesse et leurs liens avec la royauté. Le dernier indice est également Excalibur, Caledfwlch en gallois, qui se rapproche de l’irlandais Caladbolg, épée du roi Nuada des Tuatha dé Danann, forgée à Findias…

    Mu fait partie de ces continents légendaires dont peu d’informations « fiables » peuvent être exploitées. Si ce n’est que l’on considère que son peuple possédait une technologie avancée (qui lui aurait permis de construire les pyramides disséminées dans le monde) et qu’il pourrait s’agir du continent de la cosmogonie aztèque qui aurait vu l’apparition de la troisième race ayant peuplé la terre, Mu apparaît plutôt comme une utopie développée par Brasseur de Bourbourg et, plus tard, James Churchward. Toutefois, étant très présent dans l’imaginaire collectif, j’ai décidé d’en faire le royaume berceau de l’espèce humaine…

    En ce qui concerne Thulé, on l’associe souvent à l’extrême nord du monde (elle est même parfois confondue avec l’Hyperborée), et ses « observateurs » relatent qu’une vingtaine de tribus y vivraient de l’agriculture et de l’apiculture; ces tribus seraient en réalité des Pictes; or j’avais lu dans une encyclopédie du merveilleux que lesdits Pictes auraient pu être source d’inspiration et référence mythologique quant à l’élaboration des Orcs. J’ai gardé cette idée qui me paraissait pertinente, j’ai toujours ressenti pour Thulé une impression de terre, certes très belle et fertile, mais également sauvage et peut-être cruelle…

    Hyperborée, elle aussi située au nord du monde, est une terre dont on dit qu’elle était la demeure d’Apollon durant l’hiver et qu’ainsi le soleil y brillait sans arrêt pendant cette période. En outre, le sous-sol regorgeait de grandes quantités d’or… Il ne m’en a pas fallu plus pour que j’associe ce continent mythique aux Nains. Le soleil brillant constamment, sa chaleur, comme le souffle des forges, l’or, tellement prisé des Nains… Et puis, je voulais essayer de donner une image moins sujette à controverse et plus agréable que celle liant Hyperborée aux doctrines aryennes…

    Spoiler:
    Viennent ensuite deux continents que je ne peux que présenter ensemble, tant ils se sont lentement mélangés dans mon scénario: Kumari Kandam et la Lémurie. Kumari Kandam est un mythe récurrent de la tradition tamoule, et dont l’histoire une fois encore rappelle celle de l’Atlantide, et un continent que l’on a parfois associé à la Lémurie notamment à cause de leur supposée localisation géographique (Océan Indien). La Lémurie vient certainement du fait qu’au XIXème siècle la théorie de la dérive des continents n’avait pas encore été émise, les scientifiques cherchant à expliquer l’apparition de certaines races d’animaux, tels les Lémuriens. Comme La Lémurie était liée aux animaux, j’ai fait en sorte que sa souveraine soit la « créatrice » des Thérianthropes. Et comme dans mon histoire, la Lémurie et Kumari Kandam sont dirigée par des jumelles, j’ai finalement fusionné les deux royaumes en un seul supercontinent qui a pris le nom du second… Car la Lémurie d’Evanaskia n’est elle pas liée à des animaux mais bien aux Lémures (un jeu de mot qui m’a plutôt plu), les spectres de l’antiquité; avant que la mort n’apparaissent sur les Terres, les âmes des Atlantes disparus se réunissaient sur ces terres désolées dont aucun souverain n’avait jamais voulu assurer la gérance… Jusqu’à ce que Dame Evanaskia décide de s’occuper de ce royaume et de ses âmes en peine…

    Enfin, il convient de parler du dernier royaumes de mes Atlantides: Saba. La référence est ici très claire; le royaume de Saba, cité dans la Bible, situé au Yémen ou en Éthiopie, gouverné par une femme aussi sage que belle qui, dit-on, séduisit le Roi Salomon, autant par son charme que par son intelligence. Cette histoire est tellement connue et intéressante que pour moi il était indéniable que Saba devait devenir mon huitième royaume. Il est à noter que c’est le seul qui ne soit pas à proprement parlé une île dans les Terres Lacérées; il se situe à l’extrême est du Désert des Tubba (Tubba étant un terme yéménite pour désigner un roi).

    Les Noms des Souverains
    Puisque j’ai maintenant présenté les références liées aux Royaumes, je vais vous expliquer ce qu’il en est de leurs souverains.

    La Reine Antlea d’Atlantis tout d’abord: est bien ce nom n’a aucune référence, si ce n’est sa sonorité. Il fallait quelque chose qui rappelle tout à la fois « Atlas » (roi mythique de l’Atlantide de Platon) et… « Natla » (oui, la méchante reine de Tomb Raider!)

    Pour Avalon, Ollathair est lié au Dagda (« le Dieu Bon », dieu suprême des Tuatha dé Danann) dont il est une épiclèse signifiant « le Père Puissant ». En tant que Souverain des Elfes, je voulais un nom rappelant sa noblesse et sa puissance, lui qui est issu du plus pur sang atlante.

    Naacal est un nom qui se rapporte directement au mythe de Mu puisque Churchward évoque les « tablettes Naacal »; j’ignore réellement ce qu’il entendait par là (j’imagine que c’est le cas de tous ceux qui se sont penchés sur le mythe) mais le nom sonnait plutôt pas mal pour un roi, non ? 😉

    Concernant Thulé, Mnéséas est effectivement le nom d’un des neuf frères d’Atlas selon Platon, il signifie « celui qui convoite ». Comme c’est cette lignée qui a eu le plus mauvais rôle à jouer dans mon histoire et qu’elle est surement à l’origine de la colère des dieux à l’encontre des Atlantides, c’était un nom tout trouvé pour le souverain de ce Royaume.

    Abaris le Scythe ou Abaris l’Hyperboréen, personnage semi-mythique de la Grèce antique s’est également imposé comme nom pour le roi du royaume éponyme. Représentant de la sagesse des barbares, je voulais qu’ainsi il devienne une illustration du paradoxe que sont les Nains: bourrus, colérique, inamicaux mais sages, loyaux et instruits.

    Dans les mythes liés au royaume de Saba, la Reine est désigné par plusieurs noms et c’est la version éthiopienne que j’ai retenue: Makeda, que je trouve très harmonieuse. Mais un autre personnage de mon histoire porte la version arabe de son nom « Balqis » (un personnage en apparence anodin…)

    Spoiler:
    Là encore je vais présenter simultanément les souveraines de Kumari Kandam et de la Lémurie, les jumelles Evanaskia et Damkina. Pour ce qui est d’Evanaskia, aucun problème: ce nom est également une pure invention! Damkina par contre est un de mes personnages les plus complexes… Tout d’abord parce que c’est un personnage que j’avais créé il y a des années avant les Terres Lacérées dans mon premier univers de fantasy! Elle s’appelait alors Néphile (nom d’une race d’araignée, qui était son symbole) et était la déesse d’un peuple qu’elle avait créé… J’ai ensuite réutilisé ce background dans les Terres Lacérées… Damkina est donc une « fausse » déesse: reine atlante très puissante, elle a voulu recréer un microcosme qui lui rappellerait la gloire passée des Atlantides. Son nom, Damkina, vient de la mythologie sumérienne, c’est le nom que les Akkadiens donnent à Ninursag, Déesse de la Terre. Mais Damkina est aussi surnommée « la Créatrice du Destin », un titre qui lui va à ravir et qui m’a permis de bien exploiter son histoire…

    Les Noms des peuples et des langues
    Rien que du très classique là encore!

    Les Elfes sont appelés pour une part Tuatha dé Danann et pour une autre part Dökkálfar. Les premiers, les Elfes « Blancs », sont évidemment les fameux dieux qui vinrent s’installer en Irlande, les Gens de la tribu de Dana (qui est aussi leur déesse tutélaire dans les Terres)., maîtrisant le druidisme, le savoir, les arts… Là encore, j’ai probablement été influencée par Tolkien et sa vision des Elfes… Dökkálfar est le terme utilisés dans la mythologie nordique (et dans les Terres Lacérées) pour désigner les Elfes Noirs (la mythologie nordique fait cependant une distinction entre Dökkálfar, Elfes Sombres, et Svartálfar , Elfes Noirs, dont je n’ai pas tenu compte…).
    Les Tuatha dé Danann parlent le Nevedhez, mot que j’ai formé sur l’ancien gaélique et signifiant « Sanctuaire de la paix »: les Elfes considèrent que la parole est la seule manière d’éviter le recours aux armes, que les mots et la diplomatie sont une manière de préserver la paix et qu’une personne qui parle avec sagesse ne devrait jamais être menacée. Le Drude des Dökkálfar vient du nom des elfes noirs de la mythologie germanique.
    Dans le Kenorland, on appelle Dökkálfar et Tuatha des Daoine Sidhe, soit les « habitants du Sidh », un autre nom donné aux Tuatha des Danann.
    Clades est le mot latin pour « fléau » (un nom que ces elfes maléfiques portent parfaitement), Lumen signifie « lumière » et Caligo « Ténèbres » (les premiers étant les Elfes de la Lumière, les seconds, les Elfes de la Nuit). Ces trois peuples elfes viennent également du premier monde fantasy que j’avais créé…
    Vazaha signifie en malgache « étranger »; ces elfes ont une culture tellement originale qu’ils apparaissent comme des étrangers aux yeux de leurs propres frères.
    Aghdim en kabyle veut dire « droit, juste », un nom que j’ai trouvé très approprié pour des elfes qui vivent non seulement dans le désert, mais ont également choisi de ne pas prendre part aux luttes intestines et aux conflits qui ont miné leur société toute entière.

    La langue des Nains, le Rymr, désigne un des noms de Thor et signifie « bruit »; j’imagine bien ce peuple avoir une langue gutturale assez déplaisante et que les autres peuples assimileraient plus facilement à du bruit qu’à un idiome 😀

    Les Djinns sont des êtres très puissants des mythes arabes et de l’islam, né du feu et de la chaleur les plus purs. Je les ai donc liés au Royaume de Saba, étant des créatures d’essence divine, je pense qu’ils auraient pu être des descendants acceptables des Atlantes, eux-même profondément liés aux dieux. Leur langage, l’Agag, est un mot kabyle pour « lettré, cultivé ».

    Évidemment, les Orcs ne pouvaient pas ne pas être intégrés dans mon univers… Quel monde de fantasy n’a pas ses Orcs en bonne et due forme ? Leur langue vient de Terkutuk, « être maudit » en indonésien. En revanche, je me suis posée quelques questions sur l’origine du mot « Orc ». Si la théorie la plus communément acceptée est celle d’habitants des Îles Orcades, j’en ai pour les Terres élaboré une qui me plait assez, à savoir que « Orc » est le diminutif du mot latin « Orcinus » signifiant « qui vient des enfers » ou « esclave affranchi par le testament de son maître décédé ». Je trouve que cela correspond très bien à ce peuple! (Une nouvelle coincidence dans mon monde!)

    Kemono est un mot japonais pour désigner un forme d’art ou les personnages sont souvent des êtres moitié-humain, moitié-animal. En grec, on parle de « Thérianthropes », « hommes-bêtes ». Le kemono est notamment utilisé en littérature, manga et jeux vidéo, les animaux se comportant comme des êtres humains et empruntant leur caractère (un peu comme dans les fables de La Fontaine).
    Leur langue Amargein prénom d’origine irlandaise de « ama » signifiant « chant » et « gein » signifiant « oiseau » vient du fait que de nombreuses cultures considèrent la langue des oiseaux comme la langue universelle.
    Yaguara vient du tupi et signifie généralement « l’être qui tue sa proie en bondissant », ce nom a ensuite évolué pour donner le mot « jaguar ».
    Le Libahunt vient de la mythologie estonienne où il désigne un loup-garou (donc oui je mens en disant qu’un libahunt n’est pas un lycanthrope ;)).
    Naga désigne les hommes-serpents que l’on trouve dans l’hindouisme aussi bien dans le Sud-Est asiatique qu’en Inde, gardiens des trésors de la terre, êtres liés à l’eau et à l’arc-en-ciel. Pour les Terres Lacérées, ils sont plus généralement devenus les hommes-reptiles, incluant aussi bien serpents que lézards ou crocodiles…
    Kaqtukwags se rapportent à un mythe des Micmacs du Canada selon lesquels le bruit des coups de tonnerre provient d’êtres oiseaux ou hommes qui battent des ailes, les fameux Kaqtukwags justement.

    Une fois encore, Aravuthi ne veut rien dire, c’est un mot qui m’est spontanément venu à l’esprit une nuit et que je comptais utiliser dans un univers de science-fiction avant de décider de totalement me consacrer aux Terres Lacérées et de les y inclure.
    Comme dans notre monde avec l’Indo-européen, les Terres Lacérées ont leur propre langue originaire, le Haut Atlante. Le latin, ou Concordim d’Occident, est un langage archaïque parlé par les Humains de Rodinia. Le Concordim (tout simplement) quant à lui se réfère au langage commun… Concordim vient bien évidemment de « concordia », l’ « unité » en latin, le vrai nom des Terres Lacérées!

    Clichés et innovations
    Il est donc indéniable que mon monde reste -j’en suis consciente- relativement classique. Néanmoins j’ai réellement voulu innover sur certains points, tant scénaristiques que culturels.
    Pour tous ces peuples, j’ai voulu en extraire la substance mythologique, je voulais quelque chose que l’on avait l’impression d’avoir vu cent fois mais qui au final pouvait encore surprendre. Les Tuatha de Danann sont certes l’archétype des Elfes mais ils sont aussi des guerriers, ils n’ont pas peur de se battre avec passion, de faire couleur le sang et de défendre ce en quoi ils croient quitte à ostraciser ceux de leur peuple qui ne suivent pas la même ligne de conduite…
    De même, les Dökkálfar, ne sont pas des machines à tuer, des êtres engagés sans scrupule sur la voie du mal comme le sont les Drows; ils sont malchanceux. Ils n’ont pas choisi de devenir ce qu’ils sont, ils ont été maudits par le Destin, ils ont été les jouets de dieux cruels, ils ont choisi de survivre à n’importe quel prix parce que à un moment donné ils avaient décidé d’écouter leur cœur et leur foi et que ceci s’est révélé leur être préjudiciable.
    Pour ce qui est des Orcs, il peut paraître assez étonnant de les relier aux Peuples du Berceau au même titre que les Humains ou les Elfes… Mais j’en avais assez de les voir comme des barbares sans éducation ou de l’XP sur pattes. Ils fallait leur donner un peu plus de consistance, leur donner un vrai passer et de réelles fautes à expier.
    J’ai voulu avec ces Peuples du Berceau mettre les créatures issus de la fantasy sur un pied d’égalité en quelque sorte. Existe-t-il dans notre monde une réelle « race » originelle (j’essaye au maximum de ne jamais utiliser le mot « race » pour des humanoïdes car je le trouve dégradant et lui préfère largement « peuple ») qui aurait donné naissance à toutes nos lignées humaines ? Certainement… Pourquoi n’en serait-il pas de même avec la fantasy ? Seule la magie nous sépare de ces êtres de fiction… J’ai voulu aborder le maximum de thèmes dans mon univers, même ceux qui fâchent… Oui il y a des disparités, oui il y a très certainement du racisme entre certains peuples ou ethnies… Je voulais transposer dans cet univers des problèmes actuels parce que de tous temps, ces problèmes ont existé. Y a-t-il un plaidoyer pour la tolérance dans les Terres Lacérées ? Ce sera très certainement à vous de me le dire…


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