• Celle par qui tout a commencé

    OdessaPortrait d'Odessa

    Voilà donc le fameux personnage qui n’avait à l’origine pour vocation que d’être un avatar sur un forum! Aujourd’hui, elle est le personnage phare des Terres Lacérées, mon alter ego virtuel et un personnage très apprécié de mes amis et de ceux qui découvrent ma galerie deviantART pour la première fois.

    Je vous présente Dame Odessa Ombregriffe, Haute Prêtresse du Chaos, Duchesse Asura, celle par qui tout  a commencé. Ces deux dessins sont les tout premiers que j’ai faits d’elle, ils datent d’au moins 6 à 7 ans (ce qui explique leur qualité toute relative… Je dois avouer à la base m’être inspirée de la succube d’Ayami Kojima; pour des raisons évidentes de copyright, j’ai ensuite complètement remodelé son visage, qui apparaît dans mes récents dessins plus mature). Et depuis tout ce temps, son design n’a quasiment pas bougé: exceptés ses tatouages (à présent d’un rouge très foncé), ses lèvres (carmines) et ses oreilles (tantôt humaines, tantôt en pointe), Odessa est restée exactement telle que je l’ai dessinée le soir du 16 janvier 2007. Ce sont surtout ses tatouages (et dans une moindre mesure sa chevelure flamboyante) qui font son identité. Et pourtant au début, elle n’était rien, ni personne, juste un avatar sans histoire. Tout juste si j’avais décidé qu’elle serait une démone, issue de l’aristocratie, dotée de fabuleux pouvoirs.

    Mais rapidement, elle s’est imposée à moi et j’ai commencé à la dessiner de plus en plus souvent, à définir son caractère, ses goûts, son passé. A aujourd’hui, je continue de la découvrir et de peaufiner son histoire. Chaque jours de nouveaux éléments se rajoutent à ce que j’avais déjà écrit pour former un ensemble cohérent et complexe.

    Son prénom « Odessa » a été d’abord choisi pour sa sonorité. Il a quelque chose de très élégant, un peu noble et qui évoque le voyage. C’est cette idée de voyage qui m’a finalement incitée à faire le rapprochement avec « Odysseus », le nom grec d’Ulysse. Odessa en semblait être la version féminisée (d’ailleurs Catherine II partagerait mon opinion sur la question 😉 Mon personnage est également inspirée par la beauté et le tempérament slave, un mélange de mélancolie et de fierté: d’ailleurs, concernant sa voix, j’ai plusieurs idées tout en sachant ce que j’aimerais réellement pour elle: Nicola Goodchild (Aino dans Primal), Melissa Lloyd (Malikel dans Primal), Simone Grant (Karla dans Lodoss), Judith Gibbins/Keeley Hawes (Lara Croft) ou Grey DeLisle (Natla) voire Nathalie Homs, des voix de femmes très nobles, profondes, assez graves, autoritaires et sensuelles). Comme Ulysse, elle a du se battre et triompher des épreuves que les Dieux et le Destin avaient mis sur son chemin. J’aimais l’idée de ce périple, tant psychologique que physique, elle correspondait bien à ce personnage.

    C’est également pour cette raison que j’ai fini par la lier au Chaos. C’est en lisant un article sur Wikipedia que j’ai pu apprécier et développer ma vision de ce concept. Le Chaos n’est pas l’anarchie ou le désordre, c’est simplement l’expression de l’infinité des choix qui s’offrent à nous, une liberté totale et enivrante que l’on peut résumer par « il n’existe aucune vérité objective en dehors de nos perceptions; par conséquent, toutes choses sont vraies et possibles ». Le Chaos devenait ainsi dans mon univers une force de création sans limite (que j’associe évidemment à l’art), attirante, séduisante mais aussi dangereuse (l’absence de limites, la sensation de vertige face à l’infini et l’absolu). Il y avait également la petite touche de folie nécessaire pour rendre Odessa plus complexe; je ne pouvait la concevoir comme un simple personnage beau et gentil. La résumer à cela serait une erreur; sa beauté est une arme dont elle se sert à loisir et elle peut franchement devenir diabolique. J’aime les personnages ambigus et tourmentés, il me paraissent infiniment plus intéressants à décrire que les preux chevaliers blancs. J’ai tout de même fini par « adoucir » le caractère d’Odessa au fur et à mesure que je créais de nouveaux personnages afin qu’ils puissent interagir avec elle. Mais je sais que si un jour j’ai besoin d’une créature emplie de haine et d’une dangerosité sans équivalent, elle sera là.


  • Azelior Mindalazal Kalanmi

    Azelior

    Si Odessa est effectivement mon OC principal, mon alter ego, mon avatar, Azelior est quant à lui le véritable premier personnage des Terres Lacérées!

    J’aime beaucoup les Elfes Noirs, mais les résumer à des êtres beaux et malfaisants, je trouve cela un peu restrictif. Avec Azelior, j’ai pris le contrepied de cette tendance. Il apparaît comme un garçon charmant, altruiste, plein de vie, toujours partant pour l’aventure, optimiste et toujours de bonne humeur. Son seul vice… c’est d’être un Roublard, un membre de la Guilde des Voleurs et probablement l’un des plus talentueux. J’ai un faible pour les voleurs depuis toujours, même si l’image que je m’en fais est assez romanesque et correspond plus à celle d’un fripon, d’un escroc au grand cœur. En cela, Azelior possède son propre code d’honneur, refusant de voler les plus démunis, et surtout, s’il lui arrive d’être pris à partie dans une échauffourée, il fera en sorte de ne jamais ôter la vie.

    Bien que rompu aux arts martiaux et à l’art du meurtre, il répugne en effet à tuer. Il est pour cela souvent entré en conflit avec son père, chef respecté d’une guilde d’assassins réputée chez les Elfes Noirs. Il a fini par abandonner ses croyances, renoncer à tout ce qui lui avait été enseigné et quitter l’Acrux pour gagner le continent et entrer au service de Feydrinn, Dieu des Voleurs, de la Ruse et des Escrocs, dont les préceptes correspondaient bien plus à ses aspirations. Il est profondément attaché à son Dieu, avec qui il a noué des liens d’amitié très fort (Feydrinn est un des rares dieux à s’incarner fréquemment sur les Terres Lacérées et à avoir avec ses fidèles une relation privilégiée).

    Azelior est le type même du bon camarade, le genre de personne dont on se fiche éperdument de connaître les origines ethniques; il sait faire preuve d’une telle empathie, toujours prêt à tendre la main, que lorsqu’il est lui-même dans le besoin ou en danger, il est certain de trouver un compagnon pour l’épauler. Il a un talent fou pour désamorcer les conflits, se révèle fin psychologue. Azelior est un excellent joueur (et il n’a même pas besoin de tricher) de Stratège, un jeu de cartes en vogue sur les Terres Lacérées, et un faussaire de génie, dont les dons bien particuliers sont souvent sollicités par ses amis pour des affaires délicates. Cependant, son amour immodéré pour tout ce qui brille est souvent synonyme d’ennuis et il apparaît parfois comme quelqu’un d’un peu têtu, voire puéril. A sa décharge, c’est cette opiniâtreté qui lui a permis de survivre pendant des siècles à la violence de la société dökkálfar, l’empêchant de sombrer dans la folie.

    Spoiler:
    Azelior ne se cantonnera pas à un rôle de personnage secondaire ou de faire-valoir; c’est sa curiosité naturelle qui déclenchera une succession de révélations capitales pour l’histoire puisqu’il provoquera (involontairement) le réveil de la dernière reine des Atlantides, Antlea, avec qui il finira par se lier comme « ambassadeur ». Il deviendra ainsi un élément incontournable de l’équipe de héros supervisée par Odessa et ouvrira la voie aux expéditions qui permettront de découvrir les continents perdus des Terres Lacérées.

  • Leliel, la Rose Noire

    Leliel_by_DameOdessa

    Un autre Dökkálfar, que j’ai voulu le plus plaisant possible. Homme de goût, élégant, raffiné, Leliel est le parfait gentilhomme. En apparence, tout du moins…
    Homme… ou femme ? Car Leliel est sur les Terres l’équivalent du Chevalier d’Eon chez nous. (Par défaut je parle de ce personnage au masculin dans sa bio et, si mes persos découvrent rapidement sa réelle nature, la plupart des gens ignorent tout à fait à qui ils ont à faire).
    De même… tout comme il existe des Tuatha Noirs, Leliel est le parfait représentant des Dökkálfar Blancs, n’ayant gardé de son sang que les yeux rouges et les cheveux blancs.

    Espion de profession, capable d’infiltrer toutes les strates de la société et de découvrir les secrets les mieux cachés, son aisance naturelle, son charisme et ses belles paroles flattent, bluffent, enivrent et mystifient. Il use de son charme comme d’une arme, n’hésitant pas à se travestir, séduisant femmes comme hommes. Ce don, il l’a patiemment cultivé, mûri et étoffé auprès d’une experte en la matière: Dame Odessa Ombregriffe, son mentor et sa maîtresse, avec qui il a vécu une idylle passionnée et destructrice.

    Leliel a longtemps travaillé pour le Markland, aidant à rétablir le roi légitime sur le trône. Il avait pour cela passé une alliance avec les Justes de Kefka, qui lui promirent sa libération (il avait été emprisonné pour une sombre affaire de corruption et de jeux truqués, plus une présomption de complot avec la Saevitia…) en échange de ses services. Services au combien efficaces, qui aboutirent à d’excellents résultats.

    Leliel est un véritable esthète, un amateur de belles personnes (qu’il n’a aucun mal à séduire avant de les abandonner pour découvrir les charmes d’une nouvelle conquête), un joueur assidu que l’on peut aisément trouver dans les cercles les plus selects des grandes capitales et un mélomane féru d’opéra (tant et si bien qu’il avait offert une partie de sa fortune personnelle pour la restauration du Santa Luce de Sparviere après un dramatique incendie). La « Rose Noire » est le surnom sous lequel il est connu en tant qu’espion, puisqu’il a l’habitude de signer ses réussites d’une rose de couleur sombre, indiquant son passage et avertissant tout un chacun qu’aucun secret n’est à l’abri tant qu’il est en exercice. Mais attention, son air précieux et ses manières ne doivent en aucun faire oublier qu’il est un des meilleurs bretteurs de Rodinia, un expert de la rapière, invaincu en duel.

    Spoiler:
    Voilà qui est Leliel. Qui il était plutôt… C’était l’image que j’avais de lui au début. Jusqu’à ce que je change d’avis et en fasse un des antagonistes principaux de mes héros. Leliel est un traître, une véritable crapule, doublé d’un lâche, un être abject, manipulateur, qui, s’il jouit d’une apparence des plus séduisantes, cache un cœur empli de fiel. Il mène un double-jeu, dangereux et cruel: sa loyauté -si tant est qu’il en ait une- va à une secte connue sous le nom des Yeux Écarlates, des fanatiques prêts à tout pour que jamais ne soit découverte la vérité sur la Fracture. Leliel s’amuse de l’affection que lui portent ceux qui se considèrent comme ses amis: il n’aime tant rien que le pouvoir que lui procure la secte et se moque foncièrement des nobles causes, de l’amitié et de tout ce qu’il considère comme une impardonnable faiblesse. Il sait qu’il est toujours sur le fil du rasoir, craignant d’être un jour démasqué par Odessa dont la colère lui serait fatale. Sa mission principale pour les Yeux Écarlates est de les tenir au courant des avancées de ses compagnons dans la découverte des continents (il a en outre un singulier défaut… il est totalement immunisé à la Clairvoyance d’Ereshkidal…) mais surtout de localiser huit épées légendaires connues sous le nom de Tueuses de Dieux…

  • Urdryamnash du Chaos

    Urdryamnash (esquisse)Urdryamnash

    « Ereshkidal la remarqua immédiatement. Grande, mince, élancée, elle était une créature céleste, offrant un saisissant contraste avec l’architecture lourde du fortin. Peu de femmes se hasardaient seules jusqu’à un avant-poste de la Guilde des Mercenaires; celle-ci devait être dans une grande détresse… Il se rapprocha d’elle après avoir mis pied à terre, contemplant son dos étroit et la forme de sa nuque. Elle dut l’entendre car elle tourna légèrement la tête vers lui, dévoilant son profil au traits fins et nobles.
    -Puis-je vous aider, ma dame ?
    Elle sourit…
    -Ma « dame »… Cela fait bien longtemps que l’on ne m’a pas appelé ainsi…
    Il se retourna et Ereshkidal vit immédiatement l’Etoile du Chaos sur sa joue droite, son regard vairon, cruel et glacial que complétait parfaitement sa voix grave, profonde et inquiétante. Il retint à grand peine un frisson de terreur, mais l’autre remarqua immédiatement son trouble.
    -Je vois… Mardanh a eu la délicatesse de masquer son aura pour ne pas t’effrayer… Mais hélas pour toi, je ne ferai pas preuve de la même courtoisie à ton égard…
    -Tu es… Urdryamnash…
    -Oh… là aussi, cela faisait longtemps que l’on ne m’avait pas appelé ainsi… »


    Puisqu’il a été récemment questions des dieux des Terres Lacérées et plus particulièrement de Rodinia, voici le premier que je voudrais vous présenter. Car il s’agit bien d’un homme, même s’il aime se faire passer pour une femme, qu’il aime tout autant semer le doute et la confusion dans l’esprit de ses victimes, qu’il est maître des faux-semblants et des illusions…

    Mais il est avant tout Urdryamnash, le Dieu du Chaos des Terres Lacérées, maître incontesté d’Oblivion, le dieu que vénère Odessa…
    J’ai longtemps pensé à son apparence… Le résultat était sans appel: il ne pouvait avoir une seule apparence. Il incarne le Chaos, il peut ressembler à tout et n’importe quoi. Celle-ci est l’apparence qu’il utilise le plus. Dans toutes les autres, ils conservent le tatouage et le regard vairon (je trouve que l’hétérochromie est une particularité qui sied vraiment à un être chaotique). Sa « véritable » apparence est elle réellement terrifiante et répugnante…

    Il est un peu inspiré par Slortar du cycle d’Elric, un dieu du Chaos immensément vieux mais doté d’une apparence juvénile. Au début j’ai réfléchi à ce qui pourrait incarner le Chaos; quelque chose de dangereux, pervers, malicieux… Un grand démon, musclé et viril ne me paraissait pas la meilleure idée. Odessa étant à la fois une femme splendide et une prêtresse du Chaos, son dieu se devait d’être au moins aussi beau et séduisant.

    Urdryamnash est quelqu’un de raffiné, élégant et terriblement dangereux et cruel… Il use de son pouvoir de séduction pour obtenir ce qu’il veut, a comme passe-temps de torturer des innocents pour son seul plaisir; il oscille toujours entre folie destructrice et périodes où il est parfaitement sain d’esprit. Il incarne une des faces les plus noires et maléfiques du Chaos; imprévisible, son esprit est incapable de se fixer une ligne de conduite définie, ce qui lui plaît un jour devient à ses yeux une hérésie dans les heures qui suivent, rien ne semble capable de le satisfaire pleinement, il peut offrir à ses disciples un immense pouvoir mais il est également capable de les châtier pour une broutille. La seule qui trouve grâce à ses yeux (et qui semble pouvoir lui tenir tête) est Odessa. Il en a fait sa prêtresse préférée, elle est une des seules à pouvoir l’invoquer à l’envi, il ne répugne jamais à l’aider dans ses entreprises…

    Spoiler:
    Ce comportement est une facette des plus cruelles d’Urdryamnash qui sait parfaitement qui est Odessa et ce qu’elle peut lui apporter. Bien qu’on le considère comme un des Primordiaux, Urdryamnash n’est pas lié à El mais à Asherah; il représente le Chaos destructeur. Il a donc divisé son pouvoir en 8 (8 étant le chiffre du Chaos) avatars, 8 personnalités, 8 êtres qu’il va ensuite patiemment et méticuleusement éliminer afin de récupérer sa toute-puissance… Et pour cela il n’hésitera pas à se servir de ses « alliés », à les trahir… Ce qui en fait un des êtres les plus détestables et haïs des Terres Lacérées… Là où le paradoxe atteindra son point culminant, c’est dans le pourquoi des actes d’Urdryamnash….

  • Xynmiz

    Xynmiz

    Encore un Dökkálfar? Oui et non… Xynmiz aurait du en effet l’être mais j’ai un jour décidé de subtilement modifier son ascendance (j’ai peut-être un peu trop d’Elfes Noirs dans mon histoire :D).

    Spoiler:
    Il apparaît comme bien plus grand et musclé que les autres Dökkálfar. Xynmiz est issu de l’union d’une haute prêtresse elfe noire du culte de Karsdia et d’un Dragon des Ténèbres. Son héritage draconique en fait un Drakéen de la plus belle espèce; il cache cependant sa véritable apparence sous cet aspect plus conventionnel d’Elfe (il a également horreur que les gens l’appellent par son véritable nom, Sh’tar, et lui préfère le prénom drude qu’il s’était choisi).

    Il était autrefois un Régulateur, caste de Dökkálfar particulièrement cruelle, chargée d’éliminer les opposants au pouvoir en place ainsi que les hérétiques, notamment envers la Déesse du Mal, Karsdia. Il sera lui-même pris pour cibles par ses pairs et laissé pour mort. Sauvé par une prêtresse humaine d’Ysanellia, il décide de poursuivre une vengeance implacable et méthodique, éliminant un à un les responsables de sa déchéance. A la suite de cette vendetta, il ne ressentira qu’une immense impression de vacuité qui l’amènera à s’interroger sur ses motivations réelles ainsi que sur son héritage maudit. Il passe alors un long moment en compagnie de cette jeune prêtresse, méditant et cherchant un sens à son existence. Il lui est difficile de vivre dans un environnement aussi serein et paisible, lui qui n’a connu que le danger et l’omniprésence d’une mort brutale. Il finit cependant par comprendre que sa force et son entraînement font de lui un être capable de mener à bien les missions les plus dangereuses pour le bien d’autrui. S’il délaisse son passé de tueur, il trouvera peut-être un moyen de rédemption. Quittant le temple, il se retrouve dans un village vivant sous la coupe d’une créature maléfique qui a fait des environs son terrain de chasse. Pour un Dökkálfar venu de la Saevitia et habitué aux horreurs de toute sorte, cela ne pose pas un bien grand problème que de se débarrasser d’une telle nuisance. C’est ainsi que commence véritablement sa seconde vie. Non seulement il trouve dans le village un « point de chute » (une maison close dans laquelle il a ses habitudes et dont la tenancière finit par devenir une amie) mais il est également repéré par la Guilde des Mercenaires qui lui offre de l’embaucher.

    Xynmiz va devenir un des mercenaires les plus efficaces et les plus demandés de Rodinia, notamment en ce qui concerne des missions que personne d’autre n’accepterait. Au sein de la guilde, il va également découvrir une réelle solidarité, une fraternité et une amitié qui lui faisait défaut chez les Régulateurs. Une de ses missions l’amène non seulement à croiser la route de celle que tous appellent à cette époque « La Dame » -Odessa se souviendra de lui bien après leur première rencontre et l’enrôlera ensuite pour faire partie des expéditions qu’elle montera à la découverte des continents oubliés des Terres Lacérées- mais aussi à rencontrer un Tuatha qui deviendra son ami le plus fidèle et son allié le plus fiable, fils maudit du Dieu de la Médecine, qui lui sauvera la vie en intercédant auprès de Mardanh…

    Xynmiz apparaît comme un être bourru et insensible au premier abord. Les gens le considèrent comme revêche et ses extraordinaires compétences dans le dépeçage de monstres lui valent souvent des réactions inquiètes, apeurées ou dégoûtées. En réalité, habitué à une violence inimaginable, il éprouve les plus grandes difficultés à extérioriser ses sentiments, la faiblesse équivalent à signer son arrêt de mort dans la société où il a été élevé. Néanmoins, après son entrée dans la guilde, il va se révéler être un camarade chaleureux, soucieux du bien-être de ses pairs et doté d’un humour noir et corrosif. Il s’est ainsi choisi et construit une famille d’adoption; il déteste sa mère et le dogme de sa déesse (il gardera toute sa vie une aversion totale pour les araignée, symbole de Karsdia) et n’a, avec son père, que des rapports conflictuels, emplis de haine et de mépris. C’est en quelque sorte Xynmiz enfin qui formera Ereshkidal lors de son entrée dans la Guilde des Mercenaires et le protégera un long moment des périls des Terres, avant de découvrir que le Nephileïm n’a pas à proprement parler besoin d’un quelconque garde du corps…


error: Content is protected !!